Je travaille à l’Institut national des jeunes sourds de Bordeaux (responsable du Centre d’information et de documentation).

J’interviens dans diverses formations d’enseignants de langue des signes, d’interprètes en langue des signes, de linguistique de la langue des signes.

Je poursuis mes recherches en linguistique sur diverses questions liées notamment à la grammaire de cette langue.

Diplômes

1992, Diplôme d’interprète en langue des signes, SERAC

1997, Carte professionnelle d’interprète en langue des signes, niveau 2, AFILS

2001, Maîtrise de Philosophie, Université Michel de Montaigne, Bordeaux III (mémoire : Philosophie et surdité)

2003, DEA de littérature française, francophone et comparée, Université Michel de Montaigne, Bordeaux III (mémoire : L’enseignement de la grammaire du français en langue des signes)

2003, Diplôme d’université : audioprothèse implantée, Université Pierre et Marie Curie, Paris VI

2004, DFSSU d’interprète en langue des signes (Diplôme de formation supérieure spécialisée universitaire-Université Paris VIII) (mémoire : L’iconicité pour un interprète en langue des signes)

2006, Doctorat de linguistique, Université Michel de Montaigne, Bordeaux III (sujet : Le passif en langue des signes)

2007, Master d’interprète en langue des signes, Université Lille III (mémoire : La formation des interprètes en langue des signes)

 

Fonctions professionnelles

actuelles

Responsable du Centre de documentation et d’information de l’Institut national des jeunes sourds de Gradignan

Enseignant en linguistique de la langue des signes (Université Bordeaux Montaigne)

Interprète de conférence en langue des signes (plus rarement aujourd’hui)

Formateur d’interprètes et d’enseignants de langue des signes (plus rarement aujourd’hui)

anciennes

Animateur de communauté et traducteur pour le Centre national d’information sur la surdité

Coordinateur plate-forme du projet A.N.R. CREAGEST (2009/2010, C.N.R.S. / Univ. Paris 8)

Membre du jury du CAPES de langue des signes (2011)

Chargé de mission (Centre d’information sur la surdité, D.R.A.S.S. d’Aquitaine) (2003-2013)

Webmaster du site internet : http://cis.gouv.fr (2003-2013)

Formateur d’adultes sourds (cours de français en langue des signes) (1998-2013)

 

Travaux et publications

 

Ouvrages

Entre sourds et entendants, Un mois avec un interprète en langue des signes, Angers, Editions Monica Companys (2009)

Guitteny P., Verlaine L., À portée de mains, Initiation à la langue des signes, Editions Ellipses, 09/2017

Guitteny P., Verlaine L., Pour comprendre la langue des signes, Editions I.V.T., Tome 5, 09/2018

Guitteny P., Verlaine L., 80 signes de tous les jours, Editions Ellipses, 07/2018

 

Articles

– « Les sourds et la justice », Journal de l’AFILS, n° 44, 12/2001, 25-40 ; n° 45, 04/2002, 38-47 ;

n° 47, 01/2003, 33-39

– « Langue, pidgin et identité », Glottopol, 2006, n° 7, p. 128-143 (http://www.univ-rouen.fr/dyalang/glottopol/)

– « Langue des signes et schémas », Traitement automatique des langues, 2007, vol 48, n° 3, p. 201-225
http://www.atala.org/article442,442

– « Les interprètes en langue des signes française dans les textes législatifs et réglementaires », Double sens, juin 2014, p. 41-58 — http://afils.fr/index.php/journal-afils

 

Conférences publiées

– « Passif et inverse en langue des signes », Atelier Traitement automatique des Langues des signes—TALS 2005, Dourdan, ATALA (ed.), p. 321-326, 2005

– « Langue des signes, communauté sourde et communication médiatisée par les technologies de l’information », in La langue du cyberespace : de la diversité aux normes (J. Gerbault, ed.), Paris, Ed. L’Harmattan, 2007, p. 67-74 (Université Bordeaux 3/Telanco, Colloque C.M.T., Bordeaux, 2006)

– « Traduction audiovisuelle et langue des signes », in Colloque La traduction audiovisuelle : approches pluridisciplinaires, Université Montpellier 3, in Traduction  et médias audiovisuels, A. Serban et J.-M. Lavaur (eds), Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2011, p. 215-228

 

En collaboration

– De Langhe Olivier, Guitteny Pierre, Portine Henri et Retoré Christian, « A propos des structures OSV en Langue des signes française », Silexicales, vol. 4, p. 115-130, 2004

– Michael Filhol, Line Patris, Pierre Guitteny, « Text–sign parallel corpus study to start designing an automatic translation system », SLTAT 2011 Dundee,

http://vhg.cmp.uea.ac.uk/demo/SLTAT2011Dundee/9.pdf

 

Conférences non publiées

ARPAS (Association pour la recherche pédagogique pour adultes sourds, Bordeaux), 2003 : Regards croisés, identité(s) sourde(s)

Association Ferdinand Berthier (Bordeaux), 2001 : Philosophie et surdité

IRIS (Institut pour la recherche sur les implications de la langue des signes, Toulouse), 2001 : Philosophie et surdité Justice et politique

GESTES (Groupe d’études spécialisé ‘Thérapies et Surdités’, Paris), 2002 : Identité sourde

FNSF (Fédération nationale des sourds de France, Paris), 2003 : La société fait-elle de nous des handicapés ?

Université d’été 2LPE (Deux langues pour une éducation, Poitiers), 2004 : Évolutions législatives concernant les Sourds ; 2006 : La loi n° 2005-102

CNEFEI/IRIS (Centre national d’études et de formation pour l’enfance inadaptée, Toulouse), 2005 : Les Centres d’information sur la surdité

ARPASHA (Association de parents et amis représentant les sourds avec handicap associé, Bordeaux, 2006 : La loi du 11 février 2005

Université d’automne AFILS (Association française des interprètes en langue des signes, Paris), 2006 : La loi du 11 février 2005

CPPS (Centre de promotion des personnes sourdes), Bayonne, 2007 : Lois et prestations pour les personnes sourdes

SESCA (Systèmes pour l’enseignement de la langue des signes et la communication par avatars), Toulouse, 2008 : Langue des signes et schémas

JMS2009, 2009, Limoges : L’interprétation en langue des signes

Colloque international sur les langues des signes (CILS), 2009, Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, Namur, Belgique : Evolution de la situation des interprètes en France 

Bibliothèque municipale de Bordeaux, 2017 : Evolutions contemporaines de la langue des signes

 

Rapport d’activités pédagogiques

L’ensemble de mes travaux, réalisations et activités concernent essentiellement la langue des signes.

 

Formations assurées au sein d’universités

J’ai été appelé à intervenir pour diverses formations universitaires d’interprètes en langue des signes sur :

·  l’interprétariat de conférence (Master d’interprète français / langue des signes française, Université Charles de Gaulle-Lille III, 2003-2006)

·  la législation concernant l’interprétariat (Master d’interprète français / langue des signes française, Université de Rouen, 2007)

·  la participation aux jurys d’examen, et tutorat pour des M2 (Universités Paris 8 et Lille 3, 2000-2009)

Je suis également intervenu pour :

·  un séminaire de Master recherche Linguistique et langue des signes (Université Paris 8, 2007-2008) sur les processus de schématisation en langue des signes

·  une journée d’études de SESCA ((Systèmes pour l’enseignement de la langue des signes et la communication par avatars, IRIT, Toulouse, 2008), sur la pensée visuelle

·  le DPCU d’enseignant de langue des signes (Visuel-LSF / Université Paris 8, 2005-2015)

· la formation d’interprète/traducteur du CETIM (Université de Toulouse, 2012/2015)

· le D.U. L.S.F. (Université de Grenoble, 2013) sur :

· la philosophie de la surdité, la linguistique de la langue des signes, la grammaire de la langue des signes

· un cours d’initiation à la linguistique de la langue des signes pour les 3ème années de licence de sciences du langage à l’Université Bordeaux Montaigne (2015-2018)

 

Formations assurées au sein d’associations

Mes premières expériences d’enseignement ont concerné la grammaire du français pour un public d’adultes sourds (enseignement en langue des signes) pour une association de personnes sourdes (association Ferdinand Berthier, 1998-1999), Visuel-LSF, Bordeaux 2009, Pédasoft, Bordeaux, 2013.

Ces activités d’enseignement trouvent des applications, outre les publications citées précédemment, dans :

· divers articles sur le site internet du Centre d’information sur la surdité d’Aquitaine (http://cis.gouv.fr)

· la participation à l’élaboration d’un site internet sur les langues et le langage par Cap-Sciences (Bordeaux, 2009) : http://p126.phpnet.org/aurendezvousdeslangues/

· des interventions dans différents établissements scolaires de la région Aquitaine pour des présentations de la surdité et de la langue des signes

 

Rapport d’activités de recherche

 

Thèse

Sujet : Le passif en langue des signes

Jury : Christian Cuxac, Patrice Dalle, Agnès Millet, Claude Muller, Henri Portine

Soutenance : Université Bordeaux 3, le 13 décembre 2006

Mention : Très honorable avec félicitations du jury

Dans une première partie, sont présentées les différentes caractéristiques et définitions du passif. Dans une deuxième partie, j’expose les bases de la langue des signes (phonologie, morphologie et syntaxe). Je distingue la langue des signes d’un côté du français signé, et de l’autre des gestes co-verbaux. Je développe la question de l’iconicité qui est au coeur de la grammaire développée par Christian Cuxac, grammaire qui peut être appréhendée en terme d’ekphrasis.

Je retiens deux critères pour caractériser le passif en langue des signes : pour les énoncés en transfert personnel comportant un verbe transitif, la démotion du sujet est marquée par la prise de rôle du patient (l’agent étant absent ou mis au second plan) ; pour les énoncés hors transfert personnel, elle est marquée par la non attribution de l’emplacement de l’agent ou son attribution dans un second temps, éventuellement introduite par un terme relateur. C’est ainsi, par exemple, que l’on peut distinguer passif et impératif, ou passif et impersonnel. Je propose également de distinguer passif et inverse, le passif mettant au second plan l’agent, l’inverse changeant le point de vue sans changer de focale. Le passif peut se combiner avec d’autres structures pour former des constructions complexes. Cette description du passif peut trouver place dans le cadre d’une grammaire de l’iconicité, mettant en jeu des phénomènes comme les transferts, la simultanéité ou la spatialisation.

 

Autres travaux et publications

 

La langue des signes

Grammaire de la langue des signes

De nombreux traits de la grammaire de la langue des signes ne sont pas encore éclaircis. Ma thèse porte sur l’opposition actif/passif en langue des signes. De nombreuses autres questions font l’objet de discussions entre chercheurs comme l’ordre des signes, l’importance et la place de l’iconicité ou l’influence du français sur la langue des signes.

L’iconicité

La langue des signes trouve de nombreux parallèles avec divers modes d’expression visuelle comme les bandes dessinées, le cinéma, les story-boards ou les schémas. Au niveau syntaxique notamment, l’organisation des signes dans l’espace de signation répond à des critères relevant de la pensée visuelle. L’iconicité est importante pour comprendre la langue des signes et donc pour la formation des professionnels.

La rhétorique

La langue des signes est riche d’une multitude de figures de style. Elle peut également être analysée en termes d’argumentation et des diverses facettes de la rhétorique.

La culture sourde

Contexte législatif et institutionnel

La culture sourde a pris place dans un contexte particulier, que ce soit au niveau législatif, médical (le bio-pouvoir dirait M. Foucault), éducatif. Devant tenir à jour les informations officielles du site http://cis.gouv.fr, j’ai pu mesurer ces évolutions, et intervenir pour diverses conférences à ce sujet.

Mouvance associative

Depuis le XIXème siècle et les atteintes portées au développement de cette langue, la communauté sourde a multiplié les associations permettant de transmettre la culture sourde. Mes interventions dans diverses structures associatives nationales ou locales : Fédération nationale des sourds de France, 2 L.P.E., Institut pour la recherche sur les implications de la langue des signes, Association de parents et amis représentant les sourds avec handicap associé, etc. m’ont permis de comprendre l’importance de ce tissu associatif.

Développement artistique, scientifique, culturel

Au Centre d’information sur la surdité, je suis le témoin du développement exponentiel des actions culturelles menées par une nouvelle génération de sourds, que ce soit au niveau des musées, du théâtre, du tourisme, des sports, des loisirs, etc.

D’autre part, la langue des signes trouve un intérêt de plus en plus important aux nouvelles technologies : celles-ci lui permettent de s’affranchir de certaines limites. Mais ces outils peuvent avoir une certaine influence sur l’évolution de la langue des signes et de la communauté sourde.

La formation des professionnels

La formation des interprètes

Mon expérience professionnelle en tant qu’interprète de conférence m’a conduit à intervenir dans diverses formations universitaires d’interprètes, que ce soit en tant que formateur, tuteur ou membre de jury d’examen. Le sujet de mon mémoire de Master d’interprète a d’ailleurs porté sur les formations d’interprètes et le programme de formation que des interprètes en exercice pourraient élaborer, sensiblement différent de ceux préparés par des non professionnels.

Je suis intervenu notamment sur les différences entre interprétation simultanée et traduction : quoique s’appuyant sur des processus similaires, ces actions nécessitent des compétences quelque peu différentes. Ces compétences peuvent être encore plus spécialisées en fonction du contexte de travail, comme pour la traduction audiovisuelle.

L’enseignement du français

La communauté sourde est marquée par un taux très élevé d’illettrisme. Ayant été sollicité par diverses associations pour assurer des cours de français en langue des signes, j’ai pu réfléchir aux caractéristiques d’une pédagogie adaptée à un public d’adultes sourds.

L’enseignement de/en langue des signes

J’ai été appelé à intervenir en langue des signes pour des formations d’enseignants de langue des signes à l’Université Paris 8 et à Visuel-LSF.

Outre les questions de linguistique et de pédagogie, j’ai pu constater que ces formations ne peuvent pas faire l’économie des thèmes notés ci-dessus : contexte historique, législatif, sociolinguistique, iconicité, syntaxe diagrammatique…

 

Activités en matière d’administration et autres responsabilités collectives

  • 1994-2003 : Co-fondateur et administrateur du service d’interprètes en langue des signes

(Bordeaux)

Rédaction des statuts, recherche de partenaires, gestion des embauches, gestion de planning, relation avec les clients, marketing, gestion de l’équipe d’interprètes

  • 2003-2013 : Gestion du Centre d’information sur la surdité (D.R.A.S.S. d’Aquitaine)

Constitution d’un fonds documentaire, veille documentaire, accueil du public, réponse en français et en langue des signes aux questions concernant la surdité, création de brochures d’information, relation avec l’administration, traduction de documents en langue des signes

  • 2003-2013 : Gestionnaire du site internet : http://cis.gouv.fr

Structuration du site, recherche d’information, rédaction et publication des articles sous SPIP, réalisation de vidéos en langue des signes, réponse aux questions des internautes

  • 2007-2009 : Coordonnateur plate-forme, projet ANR CREAGEST (CNRS / UMR 7023)

Gestion des relations entre les enquêteurs et l’équipe de recherche, réunions de coordination, numérisation de vidéos

  • 2008-2021 : Responsable du Centre de documentation et d’information de l’I.N.J.S.

Gestion du C.D.I. (commandes, réception, classification, désherbage…), relation avec l’administration, réponse aux demandes des usagers, organisation de réunions d’information

 

Poster

Langue des signes et schémas, Journées d’études de l’INSHEA « La construction de l’espace chez les enfants sourds », 11 et 12 juin 2008

 

Participation à des ouvrages collectifs

  • La surdité de l’enfant, Guide pratique à l’usage des parents, Editions INPES-Fondation de France, 2005
  • Paroles de sourds, Association BD Boum, Editions Delcourt, 2005

Comments are closed.